« La jeunesse est fatiguée de ne pas être considérée ! Elle aspire à un autre avenir, à d’autres manières de vivre et de s’engager dans la société. »
Pour débuter la semaine, nous t’invitons à découvrir l’analyse de la SAW-B, qui met en lumière les aspirations fortes et engagées de la jeunesse, ainsi que les leviers que peut offrir l’économie sociale pour y répondre. Cette enquête s’inscrit dans la dynamique du Forum Mondial de l’Économie Sociale et Solidaire, tenu à Bordeaux en octobre 2025, un moment inspirant qui a rassemblé plus de 10.000 participant·es venu·es de 109 pays différents.

Et l’équipe de Déclic y était, évidemment !

La jeunesse porte en elle une vision claire, collective et profondément humaine de la société et de l’économie qu’elle veut construire.


Ce dont la jeunesse ne veut plus : d’une société qui abîme la santé mentale et qui valorise la compétition, la performance individuelle et la course au “toujours plus”. D’une société qui pousse à travailler à tout prix, sans y chercher un sens ni a y mettre de l’éthique. D’une société qui consomme sans limite, et qui façonne les jeunes aux normes actuelles du marché, plutôt que de les aider à devenir des citoyen·ne·s libres, critiques, actif·ve·s et conscient·e·s.


Ce que la jeunesse veut construire : une société fondée sur la coopération, la solidarité, la proximité et la dignité. Une éducation décloisonnée, ouverte à la créativité, à la participation et à la liberté d’expression, où les jeunes sont pleinement associés aux décisions qui engagent leur avenir. Car si nous voulons innover et imaginer une nouvelle économie, il est urgent de faire une vraie place à la jeunesse, aujourd’hui encore trop peu représentée, y compris dans l’économie sociale !

Lors de la clôture du Forum, plusieurs jeunes ont partagé leurs rêves, leurs questionnements et leurs visions d’un avenir désirable. Parmi eux·elles, Lucie de chez Déclic, nous a livré ce texte puissant :

« Crions le silence pour éveiller nos consciences. Imagine-toi en manifestation. A mesure que les voix s’élèvent, monte la tension et pourtant ce n’est pas la colère qui te prend à la gorge lorsque les forces de l’ordre viennent semer le désordre. Bombes au poivre et pompes à eau en réponse à nos mots/maux. Nos émotions sont comme les cordes du violon. Il nous faut faire passer le vivant avant la raison, reconnecter à nos élans avant de chercher des solutions. Les oiseaux en cage ne sont que des pions. Protégeons notre liberté d’expression. »