Imaginer le monde de demain

Ces derniers temps c’est cette proposition qui est formulée pour nous permettre de rebondir. Par les plus optimistes me direz-vous. En effet, comment y parvenir quand on se sent paralysé ? Comment se réinventer en période de confinement ?

Faire face à l’état de sidération

Après le choc commence finalement cette période d’oscillation entre le déni, la colère, la négociation. Un deuil en somme. Il paraît que le processus est enfin terminé quand on arrive en phase d’acceptation, voire de pardon. Mais voulons-nous vraiment accepter ? Voulons-nous vraiment pardonner ? Accepter de recommencer comme avant, comme si de rien était, comme si la vie devait reprendre son cours et ne rien changer ?
La difficulté est en l’occurrence – pour ceux qui en ont la possibilité – d’aller plus loin à la sortie du confinement : se révolter ? Manifester ? Crier que ça suffit ? Ce modèle dans lequel on vit touche-t-il à sa fin ? Essayer en tout cas de co-construire le monde de demain.
Oui mais comme dans chaque changement, il y a toujours cette phase dans laquelle on se sent privé de toute possibilité de penser plus loin, de penser l’avenir, comme tétanisé. Et nous nous retrouvons bloqué en soi, chez soi. Cela n’aide vraiment pas à en sortir.
Ici à double titre :
  • Individuellement parce que nous tentons tous d’aller au bout de ce confinement en naviguant à vue et dans l’attente des annonces du gouvernement.
  • Collectivement parce que le système capitaliste que nous connaissons nous prive de notre pouvoir d’imagination. Le « There is no alternative », attribué à Margaret Thatcher, raisonne comme un dicton. Sonne le glas de l’effondrement.
La peur de l’inconnu peut alors neutraliser. Par quel enjeu commencer ?

S’inspirer pour pouvoir à nouveau respirer

Et pourtant, individuellement, malgré les difficultés pour se projeter, après l’annonce du confinement, beaucoup ont dû et certains ont pu composer avec ces étapes. S’organiser pour essayer de vivre au mieux cette parenthèse imposée. Imaginer. Se réinventer pour s’adapter ou innover. Pas tous évidemment, seulement les plus chanceux d’entre nous.
Alors au même titre que nous trouvons ces ressources pour continuer d’avancer chez nous, des solutions existent pour continuer collectivement d’imaginer et pour s’inspirer.
L’enjeu est aujourd’hui, comme le pointe Naomi Klein, de penser le monde de façon holistique, de rêver ensemble le nouveau paradigme que nous souhaitons voir se réaliser. Pas chacun de son côté. Tous ensemble, collectivement et sur tous les aspects de la société. Penser des solutions globales de changement. Elle n’est pas la seule à en parler, ils sont nombreux, Rob Hopkins par exemple, venu plusieurs fois en Belgique ces derniers temps en fait le sujet de ses récentes conférences et de son dernier livre From what is to what if.

Des solutions près de chez nous pour nous faire rêver

Encore mieux, des gens, nos voisins peut-être, ont déjà commencé ! Il existe déjà près de chez nous, de nombreuses personnes qui rêvent ensemble, imaginent et projettent déjà un monde meilleur. D’ailleurs, ils ne se contentent pas de l’imaginer, ils le créent, le mettent en œuvre, le vivent au quotidien. Voilà de quoi rassurer et ouvrir ses perspectives, oser le premier pas du changement.
Mais comment concrètement les rencontrer, échanger et s’en inspirer ?
C’est ce que nous vous proposons avec Déclic en PerspectivES. Nous vous permettons de découvrir et de vous inspirer des projets qui changent vraiment la donne à notre échelle. Des projets qui incarnent un nouvel imaginaire commun dans un grand nombre de domaines.
Nous proposons de te partager, pour la suite de ce confinement, les initiatives existantes qui répondent à des enjeux sociétaux et dont le confinement fait émerger les questionnements : logement, versement des dividendes, place des femmes dans le changement, …
Mais en attendant voilà déjà quelques pistes pour commencer à s’inspirer :
Et toi ? Qu’est ce qui te fait rêver ? partage en commentaire tes pistes de réflexions ou les projets qui t’ont inspirés !
Elise
(c) Crédit photos : F.E
Sources :
Rob Hopkins, From what is to what if : avec la facilitation de Judith qui a suivi notre programme Déclic Tour 2019.
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